Mister renard

Ayé, la poche est arrivée à Glasgow hier en fin d’après midi. Contrairement à mes prédictions je n’ai pas vomi dans le sac en papier d’easyjet, et c’est bien dommage car c’est quand même le seul truc qui n’est pas payant à bord. Peut être que la bière en cours de trajet y est pour beaucoup… Première constatation : tous les écossais ne sont pas roux et ils n’ont pas tous la couperose. En revanche ils sont tout de même bizarrement vêtus. Gros bémol niveau langue, j’avais oublié que l’accent de Glasgow était un mélange de tata Henriette qui vit à Cagnac les mines et d’un anglais tout à fait incompréhensible. D’ailleurs, avant d’embarquer, je me suis demandé d’où pouvait bien venir la petite vieille à qui j’avais taxé du feu ; j’ai d’abord pensé à l’ex URSS puis j’ai fini par comprendre qu’elle venait… de Glasgow. La suite s’annonçait donc puante…

Après avoir manqué de me casser la gueule comme une demeurée déraper légèrement sur de la neige gelée, j’ai fini par trouver mon gentil coloc et notre chère voisine Karen (la seule d’entre nous qui ait le permis, moi je ne l’ai jamais passé alcoolisme oblige, et Alex a du le foirer 3 fois, bref). D’entrée Karen m’avoue que leur week end a été chargé, qu’elle a bu comme un trou et qu’elle a besoin d’un bain parce qu’en gros elle ne s’était toujours pas lavée depuis la veille. Pas de doute, elle est écossaise.  Je vous épargnerai le chapitre « conduite de quand Karen a une grosse gueule de bois sur une plaque de verglas ». J’en ai encore les jambes qui tremblent et j’ai arrêté de compter les feux rouges grillés à partir du 4ème. Là j’aurais vraiment pu vomir pour le coup.

Ensuite, et en quelques mots parce que les banalités de mon installation à proprement parlé on s’en branle : la maison est super, on a un jardin, une affreuse moquette, la chasse d’eau est défectueuse (et dire qu’une gastro est si vite arrivée #instantpoésie) et il y a plein de trucs bizarres dans les placards de la cuisine. Excepté celui où il y a les bouteilles, mais ça c’est universel.

En fin de soirée j’ai quand même réussi à trouver un paquet de clopes pour 7livres (bientôt ce sera plus cher que les capotes), j’ai aperçu 2 renards (et non, j’étais pas bourrée ! non mais…) et je me suis couchée parce que 1 heure de décalage horaire après 3 litres de cidre c’est quand même fatiguant ma bonne dame.

Aujourd’hui ce sera donc mission job center, parce que c’est pas tout mais il faut quand même bosser…

PS : vous noterez que le titre est bien évidement une spéciale dédicace à notre ami le renard dont le regard perçant a croisé mon chemin hier soir et non à un rouquin avec qui j’aurais hypothétiquement passé la nuit.

Parce que je le vaux bien.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :