Le travail c’est la santé. (si t’as la flemme de lire, y’a une photo tout en bas)

Ayant réalisé il y a peu qu’il était temps pour moi de cesser de taper du fric à la famille devenir une adulte, j’avais décidé de rédiger un magnifique CV grâce au fabuleux google translator, le meilleur ami du trou du cul en anglais. Une quinzaine de café et de bidouillages d’expériences plus tard, j’avais donc ledit sésame pour l’indépendance financière entre les doigts de pieds. Après moultes annonces visionnées, je m’étais finalement arrêtée sur le job de mes rêves : serveuse. J’avais donc repéré une annonce, plutôt bien rédigée, et où en gros il fallait être « friendly » et communicatif, avec de bonnes connaissances en bouffe et en pinard. Hey dude, guess wat ?! I’m a fuckin’ frog. Ok je ne l’ai pas formulé de cette façon… Bref j’ai envoyé mon CV, comme n’importe quel prolo l’aurait fait, avec un mot d’accompagnement qu’un gamin 4 ans aurait pu écrire finger in the nose. Anyway, j’ai eu une réponse le lendemain, me demandant de rappeler le lendemain à tel numéro et dans un créneau horaire bien précis. Ce que je fis. Après quelques bières, histoire d’être bilingue. Le mec est plutôt sympa au téléphone, il n’a visiblement pas l’accent écossais (soulagement, parce qu’au téléphone c’est juste l’enfer) et il me demande de lui envoyer un sms quand je suis à Glasgow.  Ce que je fis aussi vous vous en doutez. Non non, ne partez pas, le pire reste à venir. Très souvent j’ai le cul bordé de nouilles, mais j’ai aussi et très souvent la poisse. Vous allez vite comprendre pourquoi. Hier j’avais donc rencard à Byres road, dans le quartier plutôt sympa de west end. Comme prévu, j’appelle le gars une fois sur place car il m’avait dit que c’était compliqué à trouver, blablabla. Quand il me dit au téléphone qu’il sera là dans 30 minutes (ha bon, et à quoi ça sert de donner une heure de rendez vous hein ? connard), j’ai senti le plan foireux arriver. Déjà le coup de l’entretien un dimanche, je trouvais ça louche. Bref je me suis pelé le fion 35 minutes durant, puis le crétin à lunettes a fini par arriver. Là je me dis que le mec va me conduire au resto, ou au moins dans un café, ben que dalle, l’entretien aura lieu…. dans sa bagnole ! Je me suis sentie un peu pute sur le moment, puis je me suis ravisée et j’ai prié intérieurement pour ne pas finir désossée au fond de la rivière Clyde. Et là l’enfer s’est ouvert sous mes pieds… 2H45 d’entretien pour un job de serveuse. Et en fait je finis par comprendre que le resto n’est toujours pas ouvert. Et le gros débile qui continue de passer 30 minutes sur chacune de mes expériences. J’avais une furieuse envie de lui casser la gueule, parce que mine de crayon mon CV est quand même loin d’être pourri et que pour être serveuse, je veux bien faire des sacrifices mais faut pas pousser mémé dans les orties. Cependant le cauchemar ne faisait que commencer. Après avoir écouté le gros porc me conter son point de vue sur le « customer services », il a décidé de me montrer le quartier où sera son « restaurant ». En bagnole, of course, tout en continuant à me déblatérer sa science de gros blaireau sur l’importance des « rapports humains ». Pour la suite, je vais raccourcir tellement c’est invraisemblable : 1h30 de pseudo visite de Glasgow, une proposition à diner, une proposition de colocation, un aveu partiel comme quoi le blaireau en fait il fait passer des entretiens mais au final il sait même pas si la banque va lui prêter de l’argent, et un retour chez moi à chercher l’itinéraire sur une carte papier. La corde n’étant pas vendue avec le package, je me suis descendue une bière illico en arrivant vous l’aurez sûrement deviné. Tout ça pour mettre en garde les expats en mode « à l’arrache » qui débarquent un peu en slip; faisez gaffe. Cette fois j’avoue que l’annonce et les mails du type gros boulet ne laissaient rien paraître de tendancieux, mais que oui j’aurais du sortir de ce putain d’entretien bien avant. Seulement y’avait plus de trains, plus de bus, puis il faisait froid donc j’ai fait ma fainéante et me faire ramener…

Pour finir sur une bonne note, demain matin j’ai un autre entretien, mais pour une boite d’informatique. Un truc dans un vrai immeuble cette fois…

Dans mon prochain article je vous apprendrai comment la cuisine écossaise peut vous immuniser contre la tourista.

Monte, je vais te donner des bonbons. Je savais bien que Pigeot c'était pour les blaireaux.

2 réflexions sur “Le travail c’est la santé. (si t’as la flemme de lire, y’a une photo tout en bas)

  1. Oriane* dit :

    Trop chelou le type :S. Je serai partie en courant moi😀.

  2. craigean dit :

    Non mais laisse béton, cela n’arrive qu’à moi. J’aurais du postuler chez IBM bien avant.

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