24h chrono

Ce matin, la tête dans le fion, encéphalite rectale aiguë pour les initiés, mon BB (non non, pas le truc qui chiale et se fait dessus, l’autre, le BlackBerry) m’a soudainement rappelé que j’avais renoué avec les banalités matinales de tout prolo qui se respecte.  5h45, soit près de 4 heures de sommeil après m’être endormie avec mon seul et unique amour, mon mac, j’ai du me faire à l’idée que mes jours de gloire -et d’assistée- n’étaient plus qu’un lointain souvenir. J’ai titubé tant bien que mal jusque sous la douche, manquant de peu une glissade mémorable, demi coma oblige. Après avoir confondu l’eau froide et l’eau chaude, je me suis souvenu que je me levais quand même pour une bonne raison : bientôt je pourrai me payer une nouvelle paire de pompes. Je n’ai pas charge d’âmes comme disait mon ex, bref on fait avec ce qu’on a. Moi ce sont les pompes, après mon régime yoyo, dans l’ordre. Après avoir avalé mes 3 demi litres de jus de chaussette au lait, me suis tapé encore une fois le trottoir verglacé (score : 1-0, comme d’hab me direz vous), le train est arrivé et 1h40 plus tard je me trouvais enfin sur mon trottoir, prête à dégainer les 2 seules neurones que j’avais de disponibles un lundi matin. En gros j’avais pas décuvé du week end et je savais bien que la journée allait être longue. Mais le pire ce n’est pas ça en réalité. Non ! Le pire c’est quand tu rentres. T’as encore bousillé une heure dans le train, t’es fatigué, c’est le bronx chez toi et deux bières plus tard  il est déjà l’heure de se pieuter. Ma chambre ne ressemble plus à rien, et la cuisine est un mélange de buanderie et de lave vaisselle crado à ciel ouvert. Tu dois donc pousser tes fringues parterre, propres et sales confondues, pour découvrir qu’il y a un lit en dessous, et là une question existentielle se pose :

Qu’est ce que je vais bien pouvoir me foutre sur le derch demain matin à 6h, sachant que je n’aurai aucun courage mais qu’il faut quand même que je sois présentable car je ne bosse pas chez macdo, hein, et que je ne veux pas finir vieille fille dévorée par un berger allemand ?

J’ai quand même trouvé le temps de me brosser les dents, bien que le seul à subir mon haleine de poney au réveil s’appelle Winnie l’ourson; s’en suit un démaquillage tout à fait spartiate sous la couette à coup de lingettes bon marché.

Bref, j’avais oublié à quel point c’était confortable de bosser pour sa gueule en se levant à 11 heures du mat’…

PS : vous noterez que la rubrique « se prostituer » est bizarrement liée à la rubrique « vie de merde ». C’est indépendant de ma volonté, cela va de soi.

 

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