Bun in the oven

Ou littéralement : polichinelle dans le tiroir. 5 mois et demi -déjà- que la pouffe a du troquer ses week end désoeuvrés de binge drinking par des parties de scrabble/tasse de thé chiantes à en crever endiablées. Je pense que ce sera le seul article sur le sujet, n’ayant pas vraiment une très grosse fibre maternelle et pas vraiment d’intérêt pour les réunions sur l’allaitement et autres joyeusetés. Ne vous inquiétez pas ce blog ne deviendra pas un exutoire à couches et cododo. Je scrute déjà le retour à une taille 36 et 2 bonnes bouteilles de champ blanc de blanc ont déjà trouvé leur place dans le sac de la maternité. Mère oui, mais je ne marcherai pas sur mes grands principes de vie : talons, cuites, et shopping en bande désorganisée. L’essentiel de ce post sera donc de parler vite fait de la grossesse au Royaume Uni entre une tasse de café et un morceau de camembert au lait cru parce que non je n’ai pas arrêté de vivre pour autant. Si l’idée de vous faire engrosser par un écossais (ou un anglais, ça arrive à des gens bien) voici un bref topo sur le suivi de couvaison en Grande-Bretagne.

1. Vous découvrez avec joie (ou horreur et stupéfaction, c’est selon) que dame nature vous a planté de quelques jours. Votre super test de grossesse est donc positif et en bonne frenchie que vous êtes vous contactez immédiatement votre toubib. Vous serez surprise de constater qu’ici on ne fait pas de dosage HCG. Non. Vous avez un gros trait rose, ici c’est suffisant pour affirmer que vous en avez pris pour 20 ans. Quelques jours plus tard (voire 3 semaines dans mon cas) on vous communiquera une date pour la première écho qui de toutes façons n’aura pas lieu avant les 12 semaines de grossesse. Rien avant ? Ben non. Si comme moi vous êtes alcoolique et grosse fumeuse, démerdez vous avec vos addictions et « faites au mieux ». Si vous êtes flippé de nature rien en vous empêche de faire appel à un cabinet d’échographie privé mais sachez qu’il vous en coutera la modique somme de 90 pounds. Non content de ça, j’ai préféré en plus me payer un aller retour à Paris pour une écho à la maternité Port Royal. Quand j’ai constaté les différences de suivi avec l’hôpital de campagne sur mon île, je me suis dit que les français ne savaient pas la chance qu’ils ont d’avoir accès à un service médical aussi brilliant.

2. Le suivi. Qui ici est assuré par la sage femme. Le premier rendez-vous, un peu long, consiste à pas mal de paperasse. On vous remet un joli carnet où tout le suivi de votre couvaison est consigné. Ce rendez-vous est aussi l’occasion de vous dépister une éventuelle saloperie que vous auriez pu chopper en plus des emmerdes pour les 2 prochaines décennies : HIV, hépatite etc… Ces tests ne sont pas obligatoires et tout comme le vaccin contre la grippe vous pouvez bien évidement les refuser. N’oubliez pas à chaque entrevue de ramener un échantillon d’urine, si possible la vôtre, afin de controller si tous les gateaux que vous vous enfilez chaque jour vous ont refilé du diabète. Non, ce n’est pas réservé qu’aux vieux. A cette occasion on vous proposera également une grosse ligne de coke prise de sang pour vérifier que votre foetus ne ressemblera pas à Corky.

3. Après 5 mois de sobriété, rendez vous pour la 2ème écho. Et la dernière. Et oui, pas de troisième écho ici. Après avoir vérifié que votre alien n’a pas de bras ou d’organes manquant, la gynéco vérifiera les résultats de vos analyses (3 mois plus tard, oui oui…) et vous expliquera gentiment que la péridurale il faut arrêter d’y penser. SALOPE. Je retiendrai cette phrase mémorable : « c’est rentré naturellement, ça ressortira naturellement ». Dans mon hosto il n’y a qu’un anesthésiste alors autant vous dire que si l’envie d’accoucher en pleine nuit vous prend, sachez que la péridurale sera impossible. Le taux de péridurale en Grande Bretagne est d’à peine 20%. Oubliez le concept d’accouchement nature et compagnie : on m’a certifié partout que c’est uniquement pour des raisons de couts. Fuck off.

Vous l’aurez compris ici le suivi de grossesse est light et peu médicalisé. Moi qui ne suis pas du tout branchée accouchement nature à la maison et en piscine, je regrette amèrement de ne pas être en Gaule.

Si ce sujet vous passionne tout particulièrement, vous pouvez également consulter l’article de la miss « My scottish diaries » ici.

A tantôt !

3 réflexions sur “Bun in the oven

  1. Siboneyy dit :

    Oui, ça craint ces péridurales au compte-gouttes… j’imagine que par chez toi, en effet, si ils te disent ‘n’y pensez pas’, they mean it ! A Edinburgh, ils ont pas été trop rats, la sage-femme me disait toutes les 3 minutes « sinon, on a la péridurale hein… vous êtes sûre que vous voulez pas la péridurale…? C’est vous qui voyez hein… ». Je pense cela dit qu’elle savait que j’allait finir en césarienne et qu’il valait mieux m’entuber assez rapidement🙂
    Allez, courage, bientôt fini ! (mais ensuite c’est PIRE, hinhinhinhin)

  2. Cécile dit :

    Please, Gaule🙂

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